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  • : NORMES IAS & IFRS
  • : Ce blog est destiné à expliquer et commenter certains projets en cours de l'IASB (normes financières et comptables internationales). Il s'adresse à la fois aux professionnels et aux étudiants. Il comporte aussi des cours et des cas-corrigés sur les IAS/IFRS et la comptabilité française.
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Les diverses réflexions du Board de l'IASB et de l'IFRIC sont commentées dans nos BULLETINS.
Par contre, les projets publiés le sont dans des répertoires particuliers.

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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /2007 11:23

Conformité avec les normes IAS/IFRS

Certaines entreprises publient des comptent qui, sans respecter l'intégralité des normes, son réputées "basées sur les normes IFRSs".

Le Board envisage un amendement à l'IAS 1 imposant la diffusion d'informations sur les différences entre ces comptes et le respect intégral des normes.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 /05 /2007 19:29

Modifications de l'IAS 37 sur les "provisions"

Lors de ses réflexions précédentes, le Board a souhaité supprimer le vocale de "provision" qui, dans certains pays (dont le notre) est aussi employé pour les dépréciations.

Discrètement, il en profite pour redéfinir la nature d'une dette (notre article du 8/8/2006).

Lors de ses délibérations, il a retenu le principe qu'une dette est une obligation actuelle incontournable (Stand ready obligation). Il constate à ce sujet que :

  • Une action ou un événement irrévocable ne constitue pas, en soi, une telle situation car il faut que le bénéficiaire (créancier) est le droit d'e réclamer la ressource. Exemple : une lettre de licenciement pour un départ dans 2 mois crée bien une obligation, mais la ressource n'est exigible que dans 2 mois. Cette position restreint encore le champ des dettes à comptabiliser.
  • La loi, en elle-même, ne crée pas en elle-même une obligation présente, mais elle constitue généralement une.
  • Une condamnation judiciaire qui suppose un acte pour son exécution n'est une dette que lorsque le bénéficiaire a rempli les formalités requises.
  • La planification d'un acte ou d'un événement qui créera un droit irrévocable au bénéficiaire n'est pas une dette (car elle n'est pas actuelle).

Il apparaît nécessaire au Board de clarifier la notion d'obligation actuelle irrévocable (Stand ready obligation). Il a également demandé que l'on étudie avec les professionnels l'analyse des conséquences d'une décision de justice qui comporte souvent une incertitude sur l'existence d'un obligation présente et sur son montant.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 11:26

L'évaluation des instruments financiers à la juste valeur

Comme toujours, le Board temporise lorsque que l'objectif fixé rencontre trop de difficultés pour être atteint. C'est le cas actuellement avec l'évaluation des regroupements à la juste valeur globale (voir bulletin 16).

Un autre exemple concerne les instruments financiers. Initialement, leur évaluation intégrale à la juste valeur avec variations dans le compte de résultat était l'objectif , pour l'atteindre face à de très fortes réticences, les règles ont été assouplies :

  • Les créances émises par l'entité et les actifs détenus jusqu'à l'échéance ont été valorisés au coût ;
  • Pour les actifs disponibles à la vente, évalués à la juste valeur, la variation a d'abord été admise en résultat ou dans les capitaux propres. Face aux critiques, la solution des capitaux propres a été retenue mais, un article supplémentaire a été ajouté permettant de comptabiliser l'ensemble des instruments financiers (actifs et dettes) à la juste valeur.
  • Après le refus de la validation par l'Union européenne, cette disposition a été très fortement réduite : il n'est plus possible de retenir la juste valeur pour les actifs classés en créances et prêts émis par l'entités, actifs détenus jusqu'à l'échéance et valeur mobilière non cotées ainsi que pour les dettes.

Mais le Board vient de rappeler (Update d'avril 2007) que l'objectif à long terme reste bien l'évaluation à la juste valeur avec variation dans le résultat pour tous les instruments financiers (dont les dettes) et envisage deux approches : un projet de juste valeur intégrale ou une évolution par étapes…

Commentaires :

Le refus de validation de l'Union européenne avait pour cause l'opposition d'une partie importante des Etats membres de l'époque. Mais il n'est pas certain qu'avec l'entrée des nombreux nouveaux membres le vote soit toujours le même… d'où le retour à ce tracé à long terme.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /2007 10:47

Projet de regroupement - phase 2 (IFRS 3)

Dans nos commentaires précédents, nous avions signalé que le projet sur les regroupements (phase 2) devait avaliser l'évaluation à la juste valeur intégrale (un goodwill pour les majoritaires et pour les minoritaires).

Cette solution, fortement contestée constituant un point de blocage pour une publication de l'ensemble du texte, le Board a proposé de n'imposer la juste valeur des intérêts minoritaires que si le coût de l'évaluation n'était pas excessif.

Après analyse il apparaît que cette solution n'est pas satisfaisante. Pour que la publication puisse (enfin) avoir lieu, le Board a décidé que les intérêts minoritaires pourraient être évalués, au choix lors de chaque opération d'acquisition, soit à la juste valeur des éléments identifiables (solution actuelle, donc pas de goodwill pour les minoritaires), soit à la juste valeur globale (un goodwill pour les minoritaires). Une telle solution comporte cependant un important décalage avec les normes US GAAP.

La date effective d'application du nouveau texte pourrait être le 1er janvier 2009.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
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Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /2007 12:11

Réforme de l'IAS 17 sur les contrats de location - Partie 1 

Historique :

L'IAS 17 (mars 1982) a connu peu de modifications au fil des réformes. Il distingue les contrats de location (et non uniquement le crédit-bail) en deux catégories, les contrats de location simple et ceux de location-financement, en fonction du critère "droits et obligations". Si celui-ci est en faveur du loueur, il s'agit d'une location simple, dans le cas contraire d'une location-financement comptabilisé comme une acquisition à crédit.

Cette solution se révèle dangereuse car les critères de classement sont manipulables lors de la rédaction de contrats aux clauses volontairement complexes.

Un premier rapport sur de nouvelles règles d'enregistrement, "Accounting for lease: a new approach" de Warren Mc Gregor (1996) puis un document de discussion du G4+1 "Leases: implementation of a new approach" (février 2000) optaient, en gros, pour les règles suivantes :

Les contrats à court terme (moins d'un an ou courants) seraient enregistrés selon leprincipe des locations simples (loyers chez le locataire, immobilisation à l'actif du bailleur).

Les contrats à long terme (non courants) seraient tous enregistrés à l'actif du locataire, pour la seule valeur de la période de location, plutôt en immobilisations incorporelles (droit d'usage). Quant à l'éventuelle option d'achat, elle serait évaluée selon les techniques propres aux options et comptabilisée à part.

De puis cette période, le projet de révision a été sans cesse repoussé et d'ailleurs supprimé du calendrier du Board. Il y a été remis et un discussion paper est programmé pour le premier semestre 2008.

 Réflexions actuelles du Board :

Dans le cadre de ce futur document, le Board a discuté sur un cas (la location pour une durée incompressible) et sur les méthodes comptables possibles pour les locations.

1 - Le cas des contrats de location à durée incompressible

Après étude du cas des contrats de location à durée incompressibles, il apparaît que le locataire a bien un actif (droit d'usage) et une dette (loyers à payer) au sens du Framework actuel ou de son projet de réforme. Il conviendrait donc d'inscrire au bilan du locataire ces deux éléments (mais pas le reste éventuel de vie utile du bien).

Actuellement, un contrat de location (sans option d'achat) ne s'inscrit en location-financement que s'il comporte une période de location couvrant l'essentiel de la vie active du bien ou si le montant des paiements obligatoires couvrent l'essentiel de la valeur du bien, ce qui n'est pas nécessairement réalisé dans beaucoup de contrats (surtout pour la seconde hypothèse). Ainsi, une location de photocopieur sur une durée incompressible de 5 ans se classe en location-financement chez le locataire (la durée couvrant l'essentiel de la vie utile du bien), mais celle d'un avion ne peut se comptabiliser qu'en location simple car le bien a une durée de vie nettement supérieure.

Dans cette nouvelle approche, la partie de vie utile du bien correspondant à la location serait, dans tous les cas, une immobilisation chez le locataire.

Exemple :

Une compagnie aérienne loue pour une durée incompressible 3 ans un avion valant 30 000 dont la vie utile est de 15 ans. Les loyers (annuels et de fin de période à titre de simplification) sont de 12 000 chacun.

Dans le cadre actuel de l'IAS 17, il s'agit d'un contrat de location simple. Le bien reste au bilan du bailleur et s'amortit sur 15 ans. En contrepartie, il enregistre un produit de 3 000 par an.

il s'agit d'un contrat de location simple. Le bien reste au bilan du bailleur et s'amortit sur 15 ans. En contrepartie, il enregistre un produit de 3 000 par an.

Le locataire ne fait rien figurer à son bilan et enregistre une charge annuelle de location de 3 000.

Pour le locataire, selon la réforme envisagée, la partie de vie active (3 ans sur 15) correspond à une valeur de 30 000 * 3/15 = 6 000 qui figure à l'actif de son bilan et s'amortit sur 3 ans. En contrepartie, une dette d'un montant équivalent est constatée. L'écart entre le total des loyers (3 000 * 3 = 9 000) et la valeur de la dette de 6 000 constitue une charge financière à imputer en fonction du tableau de remboursement théorique suivant établi sur la base du taux réel de l'opération de 23,38 % (taux qui égalise les 6 000 et la valeur actuelle des 3 loyers) :

 

An 1

An 2

An 3

Dette au 1-1

6 000

4 403

2 432

Intérêts

1 403

1 029

568

Paiements annuels

3 000

3 000

3 000

Remboursement de la dette

1 597

1 971

2 432

Dette au 31-12

4 403

2 432

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Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS DE NORMES IAS/IFRS
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