Présentation

  • : NORMES IAS & IFRS
  • : Ce blog est destiné à expliquer et commenter certains projets en cours de l'IASB (normes financières et comptables internationales). Il s'adresse à la fois aux professionnels et aux étudiants. Il comporte aussi des cours et des cas-corrigés sur les IAS/IFRS et la comptabilité française.
  • Partager ce blog
  • Contact

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Avertissement

Les diverses réflexions du Board de l'IASB et de l'IFRIC sont commentées dans nos BULLETINS.
Par contre, les projets publiés le sont dans des répertoires particuliers.

FRANCE : cours et cas

Recherche

Recommander

Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 11:03

Les réflexions actuelles sur la comptabilisation des locations (1)

 

1 - Historique de la normalisation et de la réflexion sur la comptabilisation des locations :

La norme 17 " locations " a été publiée pour la première fois en mars 1982. Depuis, elle n’a pas subi de modifications importantes dans la conception des règles de comptabilisation :

Elle distingue deux forme de locations, les locations simples et les locations-financement ;

  • Le classement du contrat s’effectue en fonction d’une série de critères qui analyse la position du bailleur et du locataire en fonction des risques et avantages qui leur reviennent ;
  • Si ces risques et avantages sont essentiellement à la charge du bailleur, il s’agit d’une location simple qui se comptabilise en " loyers " (charges de l’exercice) quez le locataire et le bien reste inscrit à l’actif du bailleur ;
  • Si ces risques sont essentiellement à la charge du locataire, il s’agit d’un contrat de location-financement. Le locataire inscrit alors la valeur d’origine du bien loué à l’actif, selon sa nature, et l’amortit au besoin sur sa durée de vie utile. En contrepartie, il enregistre une dette qui sera remboursées par les divers décaissements prévus au contrat (redevances et option). Chez le bailleur, le bien ne figure plus à l’actif et une créance sur le locataire est comptabilisée. Elle se récupère par les encaissements successifs prévus au contrat.

L’IAS 17 réglemente aussi l’enregistrement des contrats de cession-bail constitués, dans un premier temps, de la cession d’un bien suivie par un contrat de crédit-bail connecté. L’opération s’analyse comme un prêt gagé (par le bien cédé puis repris en crédit-bail). Il reste inscrit à l’actif du " cédant " et le résultat de la cession est neutralisé. Une dette envers " l’acquéreur " est remboursée par les divers décaissements liés au contrat de crédit-bail. Chez " l’acquéreur ", un prêt sur le " cédant " est comptabilisé dont le remboursement est réalisé par les divers encaissements de la période de crédit-bail (redevances et option).

Une première réflexion a été publiée par le FASB et l’IASC en 1996 avec le rapport Warren McGregor*. Elle préconisait l’enregistrement d’un actif et d’une dette chez le locataire pour tous les contrats non résiliables et le crédit-bail. Une solution proche fut également recommandée dans un second document de l’IASC provenant du G4+1**.

En 2006, un groupe de travail est constitué qui remet son rapport en février 2007. Nous avons alors commenté les réflexions du Board à ce sujet en avril 2007 :

En avril 2008, le Board fait part de son intention de publier une nouvelle norme pour le milieu de 2011.

C’est sur les bases du rapport du G4+1 de 2000 que le FASB (US Financial Accounting Standard Board) et l’IASB viennent de publier un document de travail (Discussion Paper DP/2009/1).

REMARQUE : nous avons illustré les diverses réflexions du Board à l’aide du cas 12 " à tiroirs " au quel il est possible de se référer pour avoir une idée des diverses conceptions possibles relatives à l’enregistrement des contrats de location.


Liste des réformes de l’IAS 17 :

Première publication en mars 1982

Exposé-sondage E56 d’avril 1997

Norme révisée en décembre 1997

Exposé-sondage " Improvements to International AccountingStandards " de mai 2002

Norme révisée en décembre 2003

Articles et cas publiés à ce sujet dans ce blog :
PROJET de réforme de l'IAS 17 sur les locations - Partie 1
PROJET de réforme de l'IAS 17 sur les locations - Partie 2
PROJET de réforme de l'IAS 17 sur les locations - Partie 3
PROJET de réforme de l'IAS 17 sur les locations - Partie 4
PROJET de réforme de l'IAS 17 sur les locations - Partie 5
Projet de réforme des IAS/IFRS d'octobre 2007 : IAS 17
Cas "à tiroirs"


* Warren McGregor auteur principal, Accounting for leases : a new approach,, FASB, 1996.

 

 

** GA+1, Position paper : lesase : implementation of a new approach, IASC, 2000.
Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS DE NORMES IAS/IFRS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 12:23

Réflexions sur la réforme de l’IAS 31 - Participations dans des coentreprises


Dans le cadre d’une prochaine révision de l’IAS 31, la publication d’un exposé-sondage est prévue au 3ème trimestre 2009.


Lors de sa session de juin 2009, le Board a décidé à titre provisoire que tous les participants à une opération conjointe ayant un contrôle conjoint doivent comptabiliser leurs parts dans ses actifs, dettes, charges et produits. Les autres participants sans contrôle conjoint, comptabilisent leur participation selon l’IAS 39 ou, s’ils ont une influence notable, l’IAS 28.


Exemple

 

 

(les pourcentages représentent la part dans le contrôle de l’opération conjointe) :

Lorsque la co-participation concerne un actif, chaque participant doit comptabiliser sa propre part classée selon la nature de l’actif.
Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 10:46

Normalisation Comptable Internationale - Le coin de l'éducation

Auteur B. Chauveau

Cas "à tiroirs" sur les contrats de location

Présentation

A l’occasion des réflexions actuelles du Board (voir ci-dessous nos commentaires en avril 2007), voici différents contrats de location d’une entreprise que l’on vous demande d’analyser selon les normes actuelles (IAS 17) et les divers projets de l’IASB.

Chaque contrat correspond à un cas particulier séparé, mais tous font référence à l’IAS 17 (texte en français) ainsi qu’à nos articles sur ce problème.


FICHIER PDF du cas et du corrigé (51 pages)

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : CAS et CORRIGES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 10:33

Une nouvelle réforme de l'FRS 2


Le Board a publié en janvier 2008 un amendement à l'IFRS 2 Paiement fondé sur des actions. portant sur conditions d'acquisition des droits et les annulations (voir notre article à ce sujet).


Un nouvel amendement vient d’être publié en juin 2009 qui remplace les IFRS 8 - Champ d'application de IFRS 2 et 11 - Actions propres et transactions intra-groupe. Son application est prévue à compter du 1er janvier 2010 ou immédiatement de manière anticipée.


Un nouveau champ d’application :

Il se trouve élargi puisque l’IFRS 2 s’applique désormais même si les biens ou services reçus en contrepartie ne sont pas identifiables :

Actuel IFRS 2 :

2 Une entité doit appliquer la présente Norme pour comptabiliser toutes les transactions dont le paiement est

fondé sur des actions, y compris :

(a) des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglées en instruments de

capitaux propres, par lesquelles l’entité reçoit des biens ou des services en contrepartie d’instruments

de capitaux propres de l’entité (y compris des actions ou des options sur action),

(b) des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglées en trésorerie, par

lesquelles l’entité acquiert des biens ou des services en encourant à l’égard de ce fournisseur de biens

ou de services des passifs dont le montant est fondé sur le prix (ou sur la valeur) des actions de l’entité

ou de tout autre instrument de capitaux propres de l’entité ; et…

Nouvelle rédaction :

2 Une entité doit appliquer la présente Norme pour comptabiliser toutes les transactions dont le paiement est fondé sur des actions, que l’entreprise identifie spécifiquement ou non tout ou partie des biens et services reçus [traduction de l’auteur], y compris :

(a) des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglées en instruments de capitaux propres, par lesquelles l’entité reçoit des biens ou des services en contrepartie d’instruments

de capitaux propres de l’entité (y compris des actions ou des options sur action)

(b) des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglées en trésorerie, par lesquelles l’entité acquiert des biens ou des services en encourant à l’égard de ce fournisseur de biens ou de services des passifs dont le montant est fondé sur le prix (ou sur la valeur) des actions de l’entité ou de tout autre instrument de capitaux propres de l’entité ; et…


La nouvelle rédaction reprend le contenu de l’IFRIC 8 qui est, de ce fait, supprimé :

Dans la mesure ou les biens ou les services ont une valeur inférieure à la juste valeur de la contrepartie de capitaux propres :

  • - La partie identifiable des biens et services reçus est évaluée à sa juste valeur ;
  • - Le reste, partie non identifiable de biens et services, est évaluée sur la base de la différence entre la juste valeur des capitaux propres et celle des biens et services indentifiés ;
  • - L’évaluation s’effectue à la date de la transaction.

Par contre, s’il s’agit d’une transaction réglée en espèces (et fondée sur la valeur des capitaux propres), l’évaluation du passif est réestimé à la fin de chaque exercice.


Exemple :

 


L’acheteur comptabilise les éléments identifiables (Terrains, constructions, matériels, stocks, créances, etc… ) pour 100 et un goodwill (biens et services non identifiés) pour 150 - 100 = 50. La contrepartie de l’ensemble est la remise de 150 en actions.

un contrat prévoit l’acquisition d’un magasin en contrepartie d’un paiement en actions. La juste valeur des marchandises est de 100 et celle des actions de 150.

Actifs identifiés

 

100

 

 

Goodwill

 

 

50

 

 

 

Capitaux propres

 

 

150

 


Si le paiement doit s’effectuer en espèces mais est fondé en actions, l’acquéreur comptabilise l’opération au jour de la transaction :

Actifs identifiés

 

100

 

 

Goodwill

 

 

50

 

 

 

Dettes

 

 

150

 

Puis évalue la dette à la fin de l’exercice (jusqu’à son échéance) sur la base de la juste valeur des actions (supposons de 140) :

Dettes

 

 

10

 

 

 

Profits de l'exercice

 

 

10

 


Les règles intra-groupe sont reformulées (d’où la suppression de l’IFRIC 11) :

Lorsqu’une entité du groupe contracte un contrat fondé sur des actions avec une autre entité de ce groupe, elle doit le classer en " transaction fondée sur des actions réglée en instruments de capitaux propres " si les titres à remettre sont ses propres actions et qu’elle est tenue d’effectuer un tel paiement. Dans les autres cas, il s’agit d’une " transaction dont le paiement est fondé sur des actions et réglée en trésorerie ".


Dans certains cas, une entité du groupe doit payer des biens et services reçus par une autre entité. Dans ce cas, il doit constater un contrat " fondé sur des actions réglé en instruments de capitaux propres " s’il s’agit de remettre ses propres titres, sinon il s’agit d’un contrat " dont le paiement est fondé en actions réglé en trésorerie ".


Exemple :

 

une filiale A doit payer pour 100 de marchandises livrées à une autre filiale B. Si le paiement s’effectue par l’émission de capitaux de A, il s’agit d’un contrat " fondé sur des actions réglé en instruments de capitaux propres ".

Comptabilisation chez A :

Filiale B

 

 

100

 

 

 

Capitaux propres

 

 

100

 

 

Comptabilisation chez B :

Achats de marchandises

 

100

 

 

 

Filiale A

 

 

100

 


Si le contrat prévoit que A paie à l’aide de titres B détenus, l’opérations est " fondée sur des actions réglée en trésorerie ". Son évaluation initiale reste à 100 mais elle est rectifiée à chaque inventaire (supposons une valeur de 115 à cette date).


Comptabilisation chez A :

Filiale B

 

 

100

 

 

 

Fournisseurs

 

 

100

 

Filiale B

 

 

15

 

 

 

Fournisseurs

 

 

15

 


Comptabilisation chez B :

Achats de marchandises

 

100

 

 

 

Filiale A

 

 

100

 

Pertes de l'exercice

 

10

 

 

 

Filiale A

 

 

10

 

 

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : NORMES IAS/IFRS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 15:18

Crise financière globale – L’évaluation de la juste valeur

Le Board avait déjà décidé que la juste valeur correspondait à la valeur de la transaction de transfert d’un actif ou d’extinction d’une dette sur le marché le plus avantageux.

Lors de son meeting d’avril, il précise que ce "marché le plus avantageux" est celui sur lequel l’entité peut agir. A défaut d’évidence pour le déterminer, il convient de retenir le marché principal.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés