Lundi 27 octobre 2008
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IFRS pour les entités privées (SMEs)
Après la publication de l’exposé-sondage de février 2007, l’analyse des commentaires reçus et de nombreuses réunions, le Board commence à analyser les divers points
du texte et à décider provisoirement de son contenu.
Dans le cadre de sa revue des dispositions du projet sur les entités privées (SMEs), le Board a retenu provisoirement les solutions suivantes :
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Impôt sur les bénéfices : le modèle d’enregistrement selon l’impôt exigible (solution du Plan comptable français) a été rejeté. Toutefois des simplifications
de l’IAS 12 sont à l’étude.
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Opérations en devises : il ne serait pas permis de virer au compte de pertes et profits des écarts de conversion préalablement inscrits directement en capitaux propres. L’entité ne serait
pas admise à retenir comme monnaie de présentation sa monnaie locale du seul fait que la Loi lui impose de publier ces comptes dans celle-ci : une société française doit présenter ses
comptes en euros mais, pour les IFRS, si son environnement économique est les Etats-Unis, sa monnaie de fonctionnement doit être le dollar.
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Agriculture : le modèle d’évaluation au coût ne serait pas permis et l’évaluation resterait à la juste valeur.
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Actifs détenus pour la vente : la décision de cession devrait être traitée comme un indicateur de dépréciation.
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Opérations discontinues (autres que les actifs détenus pour la vente) devraient apparaître de façon distincte dans le compte de résultat.
BILLET 56
Par CHAUVEAU BERNARD
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Vendredi 24 octobre 2008
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IFRS pour les entités privées
(SMEs)
Après la publication de l’exposé-sondage de février 2007, l’analyse des commentaires reçus et de nombreuses réunions, le Board commence à analyser les divers points du texte et à décider
provisoirement de son contenu.
Dans le cadre de sa revue des dispositions du projet sur les entités privées (SMEs), le Board a retenu provisoirement les solutions suivantes :
- Sociétés associées : leur évaluation peut se faire selon le modèle du coût (sauf pour les associées cotées), de la mise en équivalence ou de la juste valeur avec variations en pertes et
profits.
- Sociétés en contrôle con joint : l'évaluation peut se faire selon les modèles prévus pour les associées ou selon la méthode de l'intégration proportionnelle.
- Les autres investissements financiers à long terme peuvent s'évaluer au coût ou à la juste valeur avec variation en pertes et profits.
- Les immobilisations corporelles peuvent être évaluées au coût ou à la valeur réévaluée L'application de la règle de séparation en composants ne s'applique qu'à ceux qui ont une nature et une
consommation significativement différentes.
- Immobilisations incorporelles (hors goodwill) : les biens ayant une durée de vie utile indéterminée ne sont pas amortissables (rejet d'une possibilité de simplification). Les frais de
développement peuvent être inscrits en charges ou capitalisés au bilan.
- Opérations de regroupement : le goodwill reste non amortissable et la méthode du pooling of interests est interdite.
- Locations : les solutions restent conforment à l'IAS 17 car le Board a rejeté la le traitement de tous les contrats en location simple (inscription des redevances en charges de l'exercice).
- Produits : la méthode de l'avancement est à retenir pour les contrats de construction et de services (à long terme).
- Subventions : la solution du projet publié est retenue :
- Une subvention ne comprenant aucune obligation future va en résultat ;
- Une subvention imposant des obligations futures va au résultat lorsque celles-ci sont remplies ;
- Une subvention reçue avant q u'elle puisse aller au résultat est une dette.
- Coût des emprunts : ils peuvent s'inscrire en charges ou être capitalisés (rappelons que la seconde solution est obligatoire dans l'IAS 23 révisé).
Par CHAUVEAU BERNARD
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Jeudi 16 octobre 2008
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Lors de l'adoption de l'IAS 39 par l'Union européenne, nombre d'Etats (dont la France) avait émis des réserves sérieuses sur l'introduction de la juste valeur dans la comptabilité des banques et
des assurances, craignant des effets pervers. Ils n'avaient hélas pas tort.
Ce qui est certain c'est que si la juste valeur n'est pas la cause principale de la crise actuelle, elle en est un facteur aggravant. Nous allons, très simplement, le montrer.
Selon la norme IAS 39, les actifs financiers s'évaluent à la juste valeur dans le cas où ils sont "disponibles à la vente" ou "détenus pour la vente". C'est à la fin de chque période qu'il sont
ainsi évalués sur les bases du marché financier et la variation de juste valeur qui en découle est inscrite directement en capitaux propres (actifs disponibles à la vente) ou au compte de
résultat (actifs destinés à la vente). Si seule la seconde catégorie de variations modifies les performances de l'entité (son résultat), toutes deux ont un impact direct ou indirect sur les
capitaux propres. Or ceux-ci déterminent le seuil d'endettement acceptable et le niveau de risque de l'entité. Ils conditionnent également le volume des prêts à la clientèle.
Tant que les cours montent, les résultats s'améliorent et les capitaux propres s'accroissent. Le titre s'apprécie sur le marché et l'entité peut s'endetter sans changer son degré de solvabilité
pour accroître encore ses activités de prêts.
Mais, lorsque les cours chutent, une perte de juste valeur (très importante actuellement) est à inclure dans le résultat (actifs destinés à la vente) et apparaît une forte réduction des capitaux
propres. L'entité est alors sur-endettée et elle dépasse les seuils normaux pour ses prêts qu'elle doit ainsi réduire.
Dans un comptabilité de coûts historiques où le principe de prudence est prioritaire, les variations de juste valeur ne sont comptabilisés que lorsqu'ils sont réalisés. Entre-temps, les actifs
restent au bilan à leur coût d'achat. Si aucun gain n'est comptabilisé pendant la hausse desmarchés, il n'ya pas non plus à constater de pertes (sinon de beaucoup plus faibles) ni de réduction
des capitaux propres.
Prenons un exemple pour illustrer ces incidences et ces différences :
Une entité achète des titres au cours de 100 début N1. Fin N5, leur cours est de 210 mais en N6 il chute à 120.
Selon l'IAS 39 :
Durant la période N1-N5, l'entité constate un écart de juste valeur positif (110 au total) qui accroît ses capitaux propres et peut-être ses résultats (actifs destinés à la vente).
En N6, la chute brutale des cours impose de constater un écart négatif de juste valeur de 90 qui gève ses capitaux propres et peut-être son résultat.
Selon le coût historique :
Les titres sont comptabilisés à 100 en N1 et demeurent à ce coût, même en N6 puisque le cours de bourse reste supérieur au coût d'achat, bien qu'ayant fortement baissé.
Le même phénomène comptable peut aussi concerner les immeubles de rapport, puisque l'IAS 40 lais se le choix entre la méthode du coût et celle de la juste valeur avec inscription des variations en capitaux propres. Avec la baisse actuelle de ce secteur, la douche comptable est encore
bien froide, même si elle n'est pas la cause principale de l'écroulement du marché.
Par CHAUVEAU BERNARD
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Publié dans : REFLEXIONS
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Vendredi 10 octobre 2008
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IFRS pour les entités privées (SMEs) IFRS pour les entités privées (SMEs)
Après la publication de l’exposé-sondage de février 2007, l’analyse des commentaires reçus et de nombreuses réunions, le Board commence à analyser les divers points du texte et à décider
provisoirement de son contenu. Nous reprenons le contenu.
- Les SMEs doivent appliquer le contenu de l’IAS 1 et retenir un classement du bilan par liquidité s’il se révèle plus approprié (plutôt que celui courant/non courant).
- L’analyse des dépenses peut être effectuée soit par nature, soit par fonction (option prévue pour les IFRS par l’IAS 1). La présentation d’un seul compte de résultat global est possible à la
place du traditionnel compte de résultat et du tableau de variation des capitaux propres si, durant l’année, la variation des capitaux propres ne provient que du résultat, de la distribution des
dividendes, des corrections d’erreurs et des changements de méthodes.
- Toutes les SMEs doivent présenter un tableau des flux de trésorerie au choix par la méthode directe ou indirecte.
- Des comptes consolidés doivent être établis dès que l’entité possède une filiale. La norme SMEs devrait comporter un guide spécifique à ce sujet. La présentation, en plus, des comptes
individuels (de la mère) ne serait pas requise. Si ceux-ci sont présentés, l’entité devrait choisir le coût ou la juste valeur en profit et pertes pour l’évaluation des titres acquis.
- La section 11 du projet relative aux instruments financiers devrait être revue pour en simplifier le contenu. Pour l’essentiel de ces instruments, les cas où la méthode du coût est applicable
serait illustrés et l’entité n’ayant pas d’autres types d’instruments n’aurait pas à appliquer le reste du texte. Seules deux catégories d’instruments financiers seraient admises pour les
SMEs : l’évaluation au coût et l’évaluation à la juste valeur avec variations en pertes et profits. (Seraient donc proscrites les catégories : détenues jusqu’à l’échéance, disponibles à
la vente avec variations en capitaux propres).
- Les dettes ne seraient pas admises comme instrument de couverture (ainsi, une dette en devise ne pourrait pas constituer la couverture d’une créance dans la même devise. L’inverse, une
créance couvrant une dette, resterait par contre admis).
- Un guide de comptabilisation des opérations de factoring devrait être ajouté à la norme.
- Aucune simplification de la norme IAS 2 sur les stocks n’est prévue et le Board rejette la possibilité de retenir la méthode LIFO pour les SMEs.
Par CHAUVEAU BERNARD
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Publié dans : BILLETS RAPIDES
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Jeudi 9 octobre 2008
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IFRS pour les entités privées (SMEs)
Rappelons que l’ancien projet de normes pour les PME a changé de domaine et porte désormais sur toutes les entités qui ne sont pas cotées. Les PME cotées et celles gérant des fonds relèveraient
des normes IFRS intégrales et non de celles des PME.
Après la publication de l’exposé-sondage de février 2007, l’analyse des commentaires reçus et de nombreuses réunions, le Board commence à analyser les divers points du texte et à décider
provisoirement de son contenu. Nous reprendrons succinctement ces décisions dans nos bulletins..
La norme change de nom, (Norme pour les entités privées) mais en conservant la définition du projet.
La norme sera un texte indépendant de celui des normes actuelles avec ses particularités, mais les entités
pourrons opter pour l’application de l’intégralité des IFRS.
La norme SMEs devrait traiter de la comptabilisation des locations par le locataire, de l’évaluation des actifs agricoles et de l’hyperinflation. Par contre, les informations sectorielles, le
revenu par action et les comptes intérimaires se traiteraient selon les IFRS.
Une évaluation de la norme devrait être effectuée deux ans après son utilisation ar un nombre important d'entités.
Par CHAUVEAU BERNARD
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Publié dans : BILLETS RAPIDES
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