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  • : NORMES IAS & IFRS
  • : Ce blog est destiné à expliquer et commenter certains projets en cours de l'IASB (normes financières et comptables internationales). Il s'adresse à la fois aux professionnels et aux étudiants. Il comporte aussi des cours et des cas-corrigés sur les IAS/IFRS et la comptabilité française.
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Les diverses réflexions du Board de l'IASB et de l'IFRIC sont commentées dans nos BULLETINS.
Par contre, les projets publiés le sont dans des répertoires particuliers.

FRANCE : cours et cas

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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 11:32

IFRIC D24 – Contributions des clients

Nous avions déjà exposé certaines réflexions à ce sujet dans le BILLET 37. Rappelons que l’interprétation concerne le cas où le client fournir un actif (bien ou liquidités) à son fournisseur pour qu’il lui délivre par la suite un service.

Pour simplifier l’interprétation, l’IFRIC propose de retenir le critère habituel de contrôle de l’actif (selon le Framework et les normes existantes). C’est à ce moment que le fournisseur doit comptabiliser l’actif reçu. Le problème demeure pour la contrepartie : dette ou produits ?

Pour illustrer ce point, un exemple a été retenu où la fourniture de l’actif doit permettre l’accès à un réseau (électrique par exemple). Si la connexion au réseau est la seule obligation du fournisseur, un produit (correspondant à l’actif fourni) doit être constaté dès que celle-ci est réalisée. Parfois, cependant, le contrat doit être analysé en deux phases : la connexion puis la fourniture de moyens pour bénéficier de cet accès. (par exemple : ligne téléphonique ADSL et contrat d’accès auprès d’un fournisseur de services). Il existe alors deux services distincts : la connexion puis les services complémentaires. Dans ce cas, le produit est à constater sur la durée prévue pour le service. Si aucun terme n’est prévu dans le contrat de services, la durée est celle où l’actif fourni contribue à la prestation de services.

Exemple :

Un client fournit un actif de 1 000 pour bénéficier d’un raccordement à un réseau.

Dans la mesure où le contrat ne porte que sur la connexion au réseau, les 1 000 constituent un produit du fournisseur dès que la connexion est réalisée.

Si, en plus de la connexion, le fournisseur doit fournir des moyens complémentaires pour utiliser cette connexion, les termes du contrat sont à priori retenus. Si le contrat de fournitures de services est de 4 ans, les 1 000 d’actifs reçus seront des produits étalés sur les 4 ans (en principe 250 chaque année).

Si le contrat de prestation n’a pas prévu de limite de temps et que seule la résiliation par le client y met fin, il faut de référer à la durée de vie utile de l’actif fourni. Si celle-ci est par exemple de 5 ans, le produit annuel comptabilisé par le fournisseur est de 200.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 11:29

IFRIC D23 – Distributions en nature aux actionnaires

Lorsqu’une entreprise décide de distribuer des dividendes en nature, il est possible de retenir comme base d’évaluation soit l’obligation de distribuer (IAS 37) soit la valeur de ce qui sera attribué. L’IFRIC a modifié sa proposition initiale (IAS 37) pour une évaluation à la juste valeur des actifs distribués.

De plus, les actifs appelés à être distribués devraient être traités selon l’IFRS 5 (amendé pour inclure ce cas) dès que la décision de distribution serait prise et l’opération hautement probable.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 10:12

IAS 7 – Tableaux des flux de trésorerie

Le Board a décidé de préciser que seules les dépenses qui débouchent sur la reconnaissance d’un actif sont classées en " flux d’investissements ", les autres figurent en " flux des activités opérationnelles ".

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 17:51

IFRIC D21 - Ventes (immobilières) en l'état

L'IFRIC vient de a publier une version finale de son projet D21 dont les commentaires devaient parvenir avant le 5 octobre 2008.


Projet final :

Le problème traité est celui des ventes immobilières "en l'état". Doit-on leur appliquer les règles classiques de la vente (IAS 18) ou celles des "contrats de construction" (IAS 11) ?

Selon cette version finale, 2 types d'opérations sont à distinguer :

  • Le contrat transfert l'essentiel des avantages et risques à l'acheteur et il a la possibilité d'agir sur les caractéristiques essentielles de la construction.

Exemple : la construction sur un terrain appartenant à l'acheteur, l'acheteur à le droit de changer de constructeur en cours de contrat (avec ou sans indemnités).

Comme le transfert s'effectue lors de la signature du contrat de vente, l'opération relève de l'IAS 18 (Produits) et doit s'enregistrer comme une vente. Les travaux effectués par la suite constitueront des opérations séparées de construction ou de services.

  • L'acheteur n'a pas de contrôle sur les éléments essentiels de la construction, les risques et avantages n'étant transférés que lorsqu'elle est terminée.

Exemple : vente d'appartements sur plan ou en cours de construction. L'acheteur doit attendre la remise des clés pour que les risques et avantages soient transférés.

Comme il n'y a pas transfert, il n'y a pas vente lors de la signature du contrat. L'opération étant à long terme, elle relève de l'IAS 11. Les versements effectués par l'acheteur sont des acomptes, les charges et les produits de la construction en cours sont comptabilisés selon la méthode de l'avancement.


Exemple d'application :

Un constructeur est chargé de réaliser un programme de 20 logements dont le coût unitaire est de 200 K€ et le prix de vente final de 250K€. L'avancement des travaux est de 40 % fin N1 et le programme est terminé fin N2. Le ou les client(s) verse(nt) 50 K€ à la commande et 60 K€ à la fin de N1.

Hypothèse 1 :
fin N1, le constructeur cède l'intégralité du programme à un promoteur qui lui confie la fin des travaux. Tels qu'en sont les termes, l'opération s'analyse comme une vente pour le constructeur et l'achat d'un stock en cours de production pour le promoteur. La suite des travaux constituera des produits pour le constructeur dans l'exercice N2.


Ecritures chez le constructeur en N1 :

Trésorerie

1 000 000

 

 

Acomptes reçus des clients

 

1 000 000

1 000 000 = 20 * 50 000

Charges de l'exercice

1 600 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

1 600 000

1 600 000 = 200 000 * 40 % * 20

Acomptes reçus des clients

1 000 000

 

Trésorerie

1 200 000

 

 

Ventes de travaux

 

2 200 000

1 200 000 = 20 * 60 000

2 000 000 = 250 * 40% * 20
Remarque : le calcul par avancement des travaux ne s'applique pas nécessairement (vente globale en l'état) et l'on suppose ici que la trésorerie versée correspond au prix de vente fin N1. Conventionnellement, il pourrait tout à fait être différent.


Ecritures chez le constructeur en N2 :

Charges de l'exercice

2 400 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

2 400 000

2 400 000 = 200 000 * 60 % * 20

Trésorerie

2 800 000

 

 

Ventes de travaux

 

2 800 000

3 000 000 = (250 - 50 - 60) * 20


Hypothèse 2 :

 


Ecritures chez le constructeur en N1 :

Trésorerie

1 000 000

 

 

Acomptes reçus des clients

 

1 000 000

1 000 000 = 20 * 50 000

Charges de l'exercice

1 600 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

1 600 000

1 600 000 = 200 000 * 40 % * 20

Acomptes reçus des clients

800 000

 

Trésorerie

1 200 000

 

 

Ventes de travaux

 

2 000 000

Prix de vente des travaux réalisés selon l'avancement = 250 * 40 % * 20 = 2 000 000

Coût des travaux réalisés selon l'avancement = 200 * 40 % * 20 = 1 600 000

Versements reçus : (50 000 + 60 000) * 20 = 2 200 000

Acomptes fin N1 = 1 000 000 + 1 200 000 - 2 000 000 = 200 000


Ecritures chez le constructeur en N2 :

Charges de l'exercice

2 400 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

2 400 000

1 600 000 = 200 000 * 60 % * 20

Acomptes reçus des clients

200 000

 

Trésorerie

2 800 000

 

 

Ventes de travaux

 

3 000 000

3 000 000 = 250 * 60 % * 20


Hypothèse 3 :

 


Ecritures chez le constructeur en N1 :

Trésorerie

1 000 000

 

 

Acomptes reçus des clients

 

1 000 000

Charges de l'exercice

1 600 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

1 600 000

Trésorerie

1 200 000

 

 

Acomptes reçus des clients

 

1 200 000

Stocks d'en-cours

1 600 000

 

 

Variation des stocks

 

1 600 000


Ecritures chez le constructeur en N2 :

Variation des stocks

1 600 000

 

 

Stocks d'en-cours

 

1 600 000

Charges de l'exercice

2 400 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

2 400 000

Acomptes reçus des clients

2 200 000

 

Trésorerie

2 800 000

 

 

Ventes d'immeubles

 

5 000 000

fin N1, le constructeur vend 5 appartements sur plan, 10 au cours de N2 et le reste après la fin des travaux. Tous sont livrables fin N2 lors de la remise des clés. L'opération s'analyse comme une vente puisque le constructeur garde les risques et les avantages jusqu'à la fin du programme et que le transfert ne s'effectue qu'à la remise des clés. L'IAS 18 s'applique. fin N1, le constructeur cède l'intégralité du programme à un promoteur pour qu'il puisse simplement en effectuer la commercialisation, la livraison ayant lieu à la fin des travaux. Le constructeur garde l'essentiel des risques et avantages sur le programme. C'est l'IAS 11 qui doit s'appliquer. Les produits sont traités selon la méthode de l'avancement.
Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS D'INTERPRETATION IFRIC
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 10:36

Pollution et comptabilisation des droits de tirage

 

L'IFRIC a tenté une normalisation portant sur les seuls droits d'émission (projets de mai 2003 et de décembre 2004), comme la Directive 2003/87/CE. Une interprétation avait été publiée (IFRIC 3) en décembre 2004 qui ne rencontra pas l'adhésion de l'Europe après d'importantes réserves de l'EFRAG. Face à un refus certain de validation du texte par l'Union européenne, cette IFRIC avait été retirée (annonce de juin 2005). En effet, l'interprétation entraînait des mécanismes d'évaluation des droits (actifs) et de la subvention correspondante (allocation des droits) différents et créait un résultat (gain ou perte liés aux cours des DTS sur le marché financier) que l'Union considérait comme artificiel et contraire à l'image fidèle.

C'est sur ce point spécifique de l'évaluation que la règle française a imposé une stricte cohérence entre la valeur des actifs et celle des subventions.

De nouveaux travaux devaient avoir lieu dans le cadre de la révision, plus large, de la comptabilisation des subventions (IAS 20). Finalement, ce projet ne semble plus d'actualité sous cette forme et les travaux actuels (initiés en décembre 2007) en reviennent au domaine précédent des droits d'émission. Toutefois, le Board souhaite y traiter également de la comptabilisation des CER (Clean Emission Reduction qui sont des droits supplémentaires d'émettre en échange de la mise en œuvre de projets de réduction des émissions).


Dans le cadre de la lutte contre la pollution, des mécanismes de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont été initiés par le Protocole de Kyoto.
Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : BILLETS RAPIDES
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