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Réforme de l'IAS 17 sur les contrats de location - Partie 4
Illustration des divers modèles de comptabilisation des locations.
Exemple 2 : contrat de location classique
Location sur 3 ans pour un loyer de 805 de fin de période sans option d'achat.
Le bien (un matériel) a une valeur de 6 000 et une durée de vie de 15 ans.
Par simplification, les loyers se paient annuellement à terme échu (pour éviter le problème de rattachement des charges et produits). De manière arbitraire, le taux d'actualisation des dettes est fixé à 10 % (taux réel de l'intégralité du contrat de crédit-bail). L'incidence fiscale est ignorée.
Modèle 1 - Droit d'usage
La période de location est comptabilisée chez le locataire ainsi que l'option d'achat. A l'origine, le bien à l'actif et la dette au passif ont une valeur égale à l'actualisation des redevances et de l'option d'achat.
REMARQUE : un problème demeure quant à la valorisation de l'option. Actuellement, elle est prise en compte dans le calcul du coût amorti de la dette (voir ci-après). Les travaux précédents proposent, eux, une actualisation des redevances au taux du marché et la valorisation de l'option selon un modèle d'évaluation des options.
Valorisation du contrat de location :
|
|
1 |
2 |
3 |
Total |
|
Loyers |
805 |
805 |
805 |
2 415 |
|
Valeur actuelle (à 10 %) |
732 |
665 |
605 |
2 002 |
Plan de remboursement :
|
|
1 |
2 |
3 |
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Dette début N |
2 002 |
1 397 |
732 |
|
Annuité |
805 |
805 |
805 |
|
Intérêts |
200 |
140 |
73 |
|
Remboursement |
605 |
665 |
732 |
|
Dette fin N |
1 397 |
732 |
0 |
Lors de la signature on constate :
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Droit d'usage (actif) |
2 002 |
|
|
|
|
Dettes |
|
2 002 |
Soit au bilan :
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Droit d'usage |
2 002 |
Dettes |
2 002 |
Lors de l'échéance du premier loyer (fin N1) on constate :
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Dette |
|
605 |
|
|
Charges d'intérêts |
200 |
|
|
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|
Trésorerie |
|
805 |
|
Charges d'amortissement |
667 |
|
|
|
|
Amort, du droit d'usage |
|
667 |
Et les documents de synthèse sont :
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Bilan fin N1 |
|
|
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|
Droit d'usage |
2 002 |
Résultat |
- 867 |
|
- Amortissements |
- 667 |
|
|
|
|
1 335 |
Dettes |
1 397 |
|
Trésorerie |
- 805 |
|
|
|
|
530 |
|
530 |
|
Résultat fin N1 |
|
|
|
|
Dot. aux amortissements |
667 |
|
|
|
Charges d'intérêts |
200 |
Résultat |
- 867 |
Modèle 2 - Actif total
Ce modèle ne fonctionne pas dans le cas d'une location simple car :
Sa comptabilisation sera donc identique à celle du modèle de location pure.
Modèle 3 - Location pure
Le locataire n'enregistre rien lors de la signature du contrat.
En fin d'exercice il paie et comptabilise le loyer :
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Loyers |
|
805 |
|
|
|
Trésorerie |
|
805 |
Et les documents de synthèse sont :
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Bilan fin N1 |
|
|
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|
Trésorerie |
- 805 |
Résultat |
- 805 |
|
Résultat fin N1 |
|
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|
|
Loyers |
805 |
Résultat |
- 805 |
Modèle 4 - Solution actuelle
Dans le cadre de notre exemple, les critères de classement (présomptions simples) listés par l'IAS 17 pour classer le contrat obligent à le considérer comme une location pure.
Conclusions sur ces exemples :
Si plusieurs modèles se révèlent satisfaisants dans le cadre d'un contrat de crédit-bail (ou de location-vente), un seul, celui du droit d'usage, permet de comptabiliser un actif lorsque les termes du contrat sont ceux d'une location simple de longue durée (plus d'un an).
Si la plupart des contrats de location courants sont à court terme et relèvent dans tous les cas du modèle comptable 3 (location pure), certains actifs sont loués pour de longues périodes et le droit du locataire représente une valeur importante et significative pour analyser ses moyens de production. Ce peut être le cas d'avions, de bateaux ou, plus généralement, du droit au bail souscrit par le premier occupant (puisque la valeur de cession s'écrit chez le cessionnaire).
On comprend alors pourquoi ce modèle 1 du droit d'usage est celui que le Board explore actuellement. Pour le moment (Update d'avril 2007), il hésite entre une refonte complète de l'IAS 17 ou de simples amendements (procédure beaucoup plus souple, rapide… et discrète). C'est d'ailleurs sur cette seconde possibilité (amendements) qu'il a confié un travail d'analyse à son personnel. Ce projet devrait également être étendu à tous les contrats qui confèrent un droit d'usage (prêts, mise à disposition par exemple).