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IFRIC nouvelles

Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 10:50

Publication de l’IFRIC 17 sur les distributions (dividendes) en nature (non-cash assets)


Le Board publié en décembre 2008 l’interprétation IFRIC 17 sur les dividendes en nature. En voici le contenu résumé :


L’interprétation concerne les distributions aux associés de biens immobilisés, des participations (au sens de l’IFRS 3) ou des titres d’une autre entité ainsi que les distributions offrant le choix d’un paiement en nature ou en espèces.


La comptabilisation prend effet lorsque la distribution est devenue obligatoire (généralement après approbation de l’assemblée générale).


La distribution est évaluée à la juste valeur des biens donnés. Si l’associé bénéficie du choix (paiement en nature ou en espèces) l’évaluation s’effectue à la juste valeur de chacun des modes de paiements avec prise en compte des probabilités e réalisation. L’évaluation est éventuellement révisée chaque année par le biais des capitaux propres.


Lorsque le dividende est payé, le montant est soldé en contrepartie de la valeur comptable du bien remis. L’écart éventuel est inscrit en pertes et profits sur une ligne séparée de ce compte.


L’entreprise doit publier :

- Le montant des dividendes encore dus au début et à la fin de l’exercice,

- L’éventuelle variation de valeur comptable au cours de l’exercice.


L’interprétation concerne les exercices ouverts à compter du 1er juillet 2009, mais une application anticipée est possible.

Pour un exemple de comptabilisation, voir notre BILLET 30.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : IFRIC nouvelles - Communauté : Comptabilité
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 17:08

Publication en juillet de l’IFRIC interprétation 15, contrats de construction en l’état applicable aux comptes ouverts à compter du 1er janvier 2009.

Après la publication du projet final D21 que nous avions commenté, l’IFRIC vien de publier la version finale IFRIC 15.

L’objet de cette interprétation est le traitement des nombreux contrats de ventes " en l’état " que le secteur de la construction connaît.

L’IFRIC 15 distingue trois situations (contrat de construction, accord de prestations de services, ventes de biens). Les traitements comptables différent selon qu’ils relèvent de l’IAS 11 (contrats de construction) ou de l’IAS 18 (revenus).


L’IAS 11 s’applique aux contrats ainsi définis :

Un contrat de construction est un contrat spécifiquement négocié pour la construction d’un actif ou d’un ensemble d’actifs qui sont étroitement liés ou interdépendants en termes de conception, de technologie et de fonction, ou de finalité ou d’utilisation.


L'IAS 18 s'applique dans les deux cas suivants avec des solutions comptables différentes :

Les opérations dans lesquelles l’acheteur dispose de l’essentiel des décisions quant à la conception des éléments structurels (et qui ne relèvent pas de l'IAS 11) doivent être traités en prestations de services (à long terme) selon la méthode de l'avancement.

Si le vendeur conserve cl’essentiel des décisions quant à la conception des éléments structurels jusqu’à la livraison, il s’agit d’une vente de biens dont le produit (la vente) est comptabilisé lors du transfert de l'essentiel des risques et avantages au client.

Exemple d'application aux trois situations ainsi définies :

1-L’accord correspond à un contrat de construction lorsqu’il répond aux critères de l’IAS 11 et que ses coûts peuvent être estimés de façon fiable. Le revenu est alors reconnu chez le vendeur en fonction de l’avancement des travaux. A défaut de répondre aux conditions de l’IAS 11, le contrat tombe dans le champ de l’IAS 18.

Exemple : un groupe confie à un promoteur la construction d’un immeuble d’habitations pour loger le personnel. Le budget est le suivant :

 

N1

 

N2

 

Coûts

 

4 000

 

2 000

 

Prix de vente

 

9 000

 

 


1-Si ce contrat répond aux critère de l’IAS 11, il est traité en contrat de construction selon la méthode de l’avancement.


Comptabilisation en N1 chez le promoteur :

Charges de l'exercice

 

4 000

 

 

 

Trésorerie ou dettes

 

 

4 000

 

Clients ou trésorerie

 

6 000

 

 

 

Ventes

 

 

6 000

 


Comptabilisation en N2 chez le promoteur :

Charges de l'exercice

 

2 000

 

 

 

Trésorerie ou dettes

 

 

2 000

 

Clients ou trésorerie

 

3 000

 

 

 

Ventes

 

 

3 000

 


2-Si le contrat ne répond pas aux critères de l’IAS 11 et que l'acheteur conserve l’essentiel des décisions quant à la conception des éléments structurels, il relève de l’IAS 18 et, dans l’exemple précédent, constitue un contrat de prestations de services (à long terme) et doit être traité selon la méthode de l’avancement. La solution est donc identique au cas précédent, mais par le biais d’une norme différente.

3-Si le contrat prévoit que le promoteur doit livrer l’immeuble terminé (il en a alors la maîtrise jusqu’à la livraison), il s’agit d’un contrat de ventes de biens dont les critères d’enregistrement sont définis dans l ‘IAS 18 (lors du transfert de l’essentiel des risques et avantages). Cette situation est constatée fin N2 dans l’exemple précédent.


Comptabilisation en N1 chez le promoteur :

En-cours de production

 

4 000

 

 

 

Trésorerie ou dettes

 

 

4 000

 


Comptabilisation en N2 chez le promoteur :

Charges de l'exercice

 

6 000

 

 

 

En-cours de production

 

 

4 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

 

2 000

 

Clients ou trésorerie

 

9 000

 

 

 

Ventes

 

 

9 000

 

 

 

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : IFRIC nouvelles
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