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PROJETS D'INTERPRETATION IFRIC

Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 16:57

L’IASB vient de publier le projet final d’interprétation IFRIC 20, frais de découverture engagés pendant la phase de production d’une mine à ciel ouvert, phase ultime avant l’interprétation définitive.

Lors des travaux d’exploitation d’une mine à ciel ouvert, l’entité exploitante dégage un certain nombre de déchets, parfois mêlés aux minéraux exploités, dont le traitement comptable ne permet pas de les inclure dans le cadre de l’IFRS 6, prospection et évaluation de ressources minérales qui prévoit :

Éléments du coût des actifs au titre de la prospection et de l'évaluation

9 Une entité doit déterminer une méthode comptable précisant quelles dépenses sont comptabilisées en actifs de prospection et d'évaluation et appliquer cette méthode de manière cohérente et permanente. Dans cette détermination, une entité prend en compte la mesure dans laquelle la dépense peut être associée à la découverte de ressources minérales spécifiques. Les exemples suivants illustrent des dépenses susceptibles d'être incluses dans l'évaluation initiale des actifs de prospection et d'évaluation (la liste n'est pas exhaustive):

a) acquisition de droits de prospecter;

b) études topographiques, géologiques, géochimiques et géophysiques;

c) forage d'exploration;

d) creusement de tranchées;

e) échantillonnage; et

f) activités en liaison avec l'évaluation de la faisabilité technique et de la viabilité commerciale de l'extraction d'une ressource minérale.

10 Les dépenses liées au développement des ressources minérales ne doivent pas être comptabilisées en tant qu'actifs de prospection et d'évaluation. Le cadre et IAS 38 Immobilisations incorporelles fournissent des commentaires sur la comptabilisation d'actifs générés par le développement.

L’IFRIC 20 est destiné à en réglementer la comptabilisation. Le projet final retient le principe suivant :

Les divers déchets sont classés selon leur nature, commercialisable ou non :

  • Dans le premier cas, ils sont considérés comme des stocks et entrent dans le champ de l’IAS 2 à leur coût de revient.
  • Dans le second cas ils constituent des actifs qui s’ajoutent aux immobilisations (corporelles ou incorporelles) liées à l’exploitation de la mine s’ils respectent les conditions suivantes : il est probable que l’accès au minerai clairement identifié procurera un bénéfice à l’entreprise et que les coûts pourrons être évalués de manière fiable. Ils s’amortissent sur la durée de vie prévue pour l’exploitation du minerai (qui peut différer de celle des immobilisations auxquelles les déchets non commercialisables sont rattachés).
Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS D'INTERPRETATION IFRIC - Communauté : Comptabilité
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Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 11:36

En octobre 2010 l'IFRIC vient de publier un exposé-sondage D25 précisant les modalités de comptabilisation de l'extinction partielle ou totale d'une dette à l'aide de capitaux propres.

Dans ce cas, les dispositions de l'IAS 39.39 et 41 sont applicables :

Décomptabilisation d'un passif financier

39 Une entité doit sortir un passif financier (ou une partie de passif financier) de son bilan si et seulement s'il est éteint — c'est-à-dire lorsque l'obligation précisée au contrat est éteinte, qu'elle est annulée ou qu'elle arrive à expiration.

41 La différence entre la valeur comptable d'un passif financier (ou d'une partie d'un passif financier) éteint ou transféré à un tiers et la contrepartie payée, y compris les actifs transférés ou les passifs assumés sans contrepartie, doit être comptabilisée dans le compte de résultat.

L'évaluation s'effectue sur la base de la juste valeur des capitaux propres ou, si impossible, des dettes remboursées. L'écart entre cette évaluation et la valeur comptable de la dette remboursée va au compte de résultat.

En cas de remboursement partiel, si les conditions relatives à la part non remboursées changent substantiellement, l'IAS 30.40 est applicable :

40 Un échange entre un emprunteur et un prêteur existants d'instruments d'emprunt dont les termes sont substantiellement différents doit être comptabilisé comme une extinction du passif financier initial et la comptabilisation d'un nouveau passif financier. De même, une modification substantielle des termes d'un passif

financier existant ou d'une partie de passif financier existant (due ou non aux difficultés financières du débiteur) doit être comptabilisée comme une extinction du passif financier initial et la comptabilisation d'un nouveau passif financier.

L'intégralité de la dette doit donc être décomptabilisée et une nouvelle dette enregistrée pour la partie non remboursée.

 

Exemple :

une entité a une dette de 100 000 a échéance dans 2 ans. Le taux d'intérêt effectif à l'origine était de 10%. Le taux actuel applicable par le marché à cette opération serait de 15%. Une négociation avec le prêteur a conduit à un compromis au remboursement de la moitié par capitaux.

  

Hypothèse 1 : la part non remboursée reste aux conditions initiales et la juste valeur des capitaux propres remis est de 45 000.

 

La valeur comptable actuelle de la dette est de 100 000*1.1-2 = 82 644. La valeur comptable remboursée est de 41 322. La comptabilisation du solde reste inchangée et traitée au taux initial de 10% et l'entité doit dégager une perte de 3 678 :

 

Ecriture début N, lors de la signature de l'accord :

Dettes financières

41 322

 

Pertes financières

3 678

 

 

Capitaux propres

 

45 000

Ecriture fin N :

Charges financières

4 132

 

 

Trésorerie

 

4 132

 

Hypothèse 2 : la juste valeur des capitaux propres ne peut pas être évaluée de façon fiable.

 

On retient alors la juste valeur de la dette qui s'exprime au taux actuel du marché pour ce type d'opération soit 100 000*1.15-2 = 75 614. L'entité doit constater un gain de 45 000 - 37 807 = 3 515.

 

Ecriture début N, lors de la signature de l'accord :

Dettes financières

41 322

 

 

Capitaux propres

 

37 807

 

Gains financiers

 

3 515

 

L'écriture fin N reste inchangée.

 

Hypothèse 3 : la juste valeur des capitaux propres est de 45 000 mais le prêteur modifie les conditions du solde de la dette en reportant l'échéance à 5ans au taux actuel du marché de 15%.

 

La valeur comptable de la dette est de 82 644. La valeur actuelle de la dette reportée est de 50 000*1.15-5 = 24 859 ce qui dégage un profit de 41 322 - 24 858 = 16 463 qui compense la perte subie par la part remboursée 45 000 - 41 322 = 3 678.

 

Ecriture début N, lors de la signature de l'accord :

Dettes financières (A)

82 644

 

 

Capitaux propres

 

45 000

 

Dettes financières (B)

 

24 858

 

Gains financiers

 

12 786

 

Nota : la dette (A) doit être soldée et remplacée par une nouvelle (B) pour la part non remboursée. Fin N cette nouvelle dette est traitée au taux effectif de 15%.

 

Ecriture fin N :

Charges financières

3 729

 

 

Trésorerie

 

3 729

 

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS D'INTERPRETATION IFRIC - Communauté : Comptabilité
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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 11:35

En août 2010, l'IFRIC a publié le projet DI/2010/1 sur les frais de découverture engagés avant la phase de production d’une mine à ciel ouvert. Le texte est soumis à commentaires jusqu'au 30 novembre 2010.

 

Pour que ces frais soient traités dans le cadre de cette interprétation, il faut que l'entité contrôle par la suite l'avantage procuré par les travaux de déblaiement (l'exploitation du minerai), que cet avantage découle des travaux (ils sont indispensables et préalables à l'exploitation du minerai) et que l'entreprise obtienne par la suite un avantage économique (vente ou utilisation du minerai). Cet actif, "composante opération de découverte", figure en actif immobilisé.

 

Seuls les frais entraînés par les travaux de déblaiement ("découverture") pour accéder aux gisements exploitables sont à activer au cours de cette phase préparatoire. Cette activation cesse dès que le site est exploitable. Par contre, les frais de déblaiement courants supportés au cours de l'exploitation font partie des coûts de production du minerai (coût des stocks selon l'IAS 2).

 

Cette "composante" est ensuite amortie sur la durée d'exploitation prévue du minerai en principe au prorata du rendement obtenu.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS D'INTERPRETATION IFRIC - Communauté : actualités financières
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 17:51

IFRIC D21 - Ventes (immobilières) en l'état

L'IFRIC vient de a publier une version finale de son projet D21 dont les commentaires devaient parvenir avant le 5 octobre 2008.


Projet final :

Le problème traité est celui des ventes immobilières "en l'état". Doit-on leur appliquer les règles classiques de la vente (IAS 18) ou celles des "contrats de construction" (IAS 11) ?

Selon cette version finale, 2 types d'opérations sont à distinguer :

  • Le contrat transfert l'essentiel des avantages et risques à l'acheteur et il a la possibilité d'agir sur les caractéristiques essentielles de la construction.

Exemple : la construction sur un terrain appartenant à l'acheteur, l'acheteur à le droit de changer de constructeur en cours de contrat (avec ou sans indemnités).

Comme le transfert s'effectue lors de la signature du contrat de vente, l'opération relève de l'IAS 18 (Produits) et doit s'enregistrer comme une vente. Les travaux effectués par la suite constitueront des opérations séparées de construction ou de services.

  • L'acheteur n'a pas de contrôle sur les éléments essentiels de la construction, les risques et avantages n'étant transférés que lorsqu'elle est terminée.

Exemple : vente d'appartements sur plan ou en cours de construction. L'acheteur doit attendre la remise des clés pour que les risques et avantages soient transférés.

Comme il n'y a pas transfert, il n'y a pas vente lors de la signature du contrat. L'opération étant à long terme, elle relève de l'IAS 11. Les versements effectués par l'acheteur sont des acomptes, les charges et les produits de la construction en cours sont comptabilisés selon la méthode de l'avancement.


Exemple d'application :

Un constructeur est chargé de réaliser un programme de 20 logements dont le coût unitaire est de 200 K€ et le prix de vente final de 250K€. L'avancement des travaux est de 40 % fin N1 et le programme est terminé fin N2. Le ou les client(s) verse(nt) 50 K€ à la commande et 60 K€ à la fin de N1.

Hypothèse 1 :
fin N1, le constructeur cède l'intégralité du programme à un promoteur qui lui confie la fin des travaux. Tels qu'en sont les termes, l'opération s'analyse comme une vente pour le constructeur et l'achat d'un stock en cours de production pour le promoteur. La suite des travaux constituera des produits pour le constructeur dans l'exercice N2.


Ecritures chez le constructeur en N1 :

Trésorerie

1 000 000

 

 

Acomptes reçus des clients

 

1 000 000

1 000 000 = 20 * 50 000

Charges de l'exercice

1 600 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

1 600 000

1 600 000 = 200 000 * 40 % * 20

Acomptes reçus des clients

1 000 000

 

Trésorerie

1 200 000

 

 

Ventes de travaux

 

2 200 000

1 200 000 = 20 * 60 000

2 000 000 = 250 * 40% * 20
Remarque : le calcul par avancement des travaux ne s'applique pas nécessairement (vente globale en l'état) et l'on suppose ici que la trésorerie versée correspond au prix de vente fin N1. Conventionnellement, il pourrait tout à fait être différent.


Ecritures chez le constructeur en N2 :

Charges de l'exercice

2 400 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

2 400 000

2 400 000 = 200 000 * 60 % * 20

Trésorerie

2 800 000

 

 

Ventes de travaux

 

2 800 000

3 000 000 = (250 - 50 - 60) * 20


Hypothèse 2 :

 


Ecritures chez le constructeur en N1 :

Trésorerie

1 000 000

 

 

Acomptes reçus des clients

 

1 000 000

1 000 000 = 20 * 50 000

Charges de l'exercice

1 600 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

1 600 000

1 600 000 = 200 000 * 40 % * 20

Acomptes reçus des clients

800 000

 

Trésorerie

1 200 000

 

 

Ventes de travaux

 

2 000 000

Prix de vente des travaux réalisés selon l'avancement = 250 * 40 % * 20 = 2 000 000

Coût des travaux réalisés selon l'avancement = 200 * 40 % * 20 = 1 600 000

Versements reçus : (50 000 + 60 000) * 20 = 2 200 000

Acomptes fin N1 = 1 000 000 + 1 200 000 - 2 000 000 = 200 000


Ecritures chez le constructeur en N2 :

Charges de l'exercice

2 400 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

2 400 000

1 600 000 = 200 000 * 60 % * 20

Acomptes reçus des clients

200 000

 

Trésorerie

2 800 000

 

 

Ventes de travaux

 

3 000 000

3 000 000 = 250 * 60 % * 20


Hypothèse 3 :

 


Ecritures chez le constructeur en N1 :

Trésorerie

1 000 000

 

 

Acomptes reçus des clients

 

1 000 000

Charges de l'exercice

1 600 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

1 600 000

Trésorerie

1 200 000

 

 

Acomptes reçus des clients

 

1 200 000

Stocks d'en-cours

1 600 000

 

 

Variation des stocks

 

1 600 000


Ecritures chez le constructeur en N2 :

Variation des stocks

1 600 000

 

 

Stocks d'en-cours

 

1 600 000

Charges de l'exercice

2 400 000

 

 

Trésorerie ou dettes

 

2 400 000

Acomptes reçus des clients

2 200 000

 

Trésorerie

2 800 000

 

 

Ventes d'immeubles

 

5 000 000

fin N1, le constructeur vend 5 appartements sur plan, 10 au cours de N2 et le reste après la fin des travaux. Tous sont livrables fin N2 lors de la remise des clés. L'opération s'analyse comme une vente puisque le constructeur garde les risques et les avantages jusqu'à la fin du programme et que le transfert ne s'effectue qu'à la remise des clés. L'IAS 18 s'applique. fin N1, le constructeur cède l'intégralité du programme à un promoteur pour qu'il puisse simplement en effectuer la commercialisation, la livraison ayant lieu à la fin des travaux. Le constructeur garde l'essentiel des risques et avantages sur le programme. C'est l'IAS 11 qui doit s'appliquer. Les produits sont traités selon la méthode de l'avancement.
Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS D'INTERPRETATION IFRIC
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 16:54

IFRIC - Projet relatif à l'IAS 19 (adopté par l'IASB en juin 2007)

L'IFRIC a publié un projet final d'interprétation de l'IAS 19 concernant la prise en compte des droits à restitution des surplus ou de réduction des futures contributions dans le cadre de plans à contributions définies. Elle vise à interpréter le point 58 de l'IAS 19.

Rappelons que, dans ce cadre, l'entreprise n'est redevable que des contributions contractuelles et que la charge se comptabilise normalement à chaque versement effectué lorsqu'ils ouvrent droit à des remboursements ou de futures réductions de cotisations.

Dans beaucoup de pays, de tels contrats comportent une clause de contribution minimum au plan qui limite la marge de manœuvre de l'entreprise quant à d'éventuelles réductions de ses contributions. L'interprétation porte (1) sur l'enregistrement de modifications portant sur ce minimum.

Extraits de l'IAS 19 concernés (source Journal Officiel de l'Union européenne) :

54. Le montant comptabilisé au passif au titre de prestations définies doit être égal au total de:

    1. la valeur actualisée de l’obligation au titre des prestations définies à la date de clôture (voir paragraphe 64);
    2. majorée des profits actuariels (minorée des pertes actuarielles) non comptabilisés en raison du traitement indiqué aux paragraphes 92-93;
    3. diminuée du coût des services passés non encore comptabilisé (voir paragraphe 96);
    4. diminuée de la juste valeur à la date de clôture des actifs du régime (s’ils existent) utilisés directement pour éteindre les obligations (voir paragraphes 102-104).

58. Le montant déterminé selon le paragraphe 54 peut être un montant négatif (un actif). L’entreprise doit évaluer l’actif en retenant le plus faible:

      1. du montant déterminé selon le paragraphe 54; et
      2. du montant:
      1. des pertes actuarielles nettes cumulées non comptabilisées et du coût des services passés non comptabilisé (voir paragraphes 92, 93 et 96); et
      2. de la valeur actualisée de tout avantage économique sous forme de remboursements du régime ou de diminutions des cotisations futures au régime. La valeur actualisée de ces avantages économiques doit être déterminée en utilisant le taux d’actualisation indiqué au paragraphe 78.

1 - L'entreprise peut avoir un droit immédiat ou futur (lors de la clôture du plan) à récupérer tout ou partie de l'excédent du fonds. Celui-ci n'est pas pris en compte s'il est conditionnel (règle identique à celle envisagée pour la réforme des dettes dans l'IAS 37). Dans l'autre cas, l'avantage disponible, diminué d'éventuels frais annexes, permet de ne pas comptabiliser de dettes lors de la modification du contrat.

. Celui-ci n'est pas pris en compte s'il est conditionnel (règle identique à celle envisagée pour la réforme des dettes dans l'IAS 37). Dans l'autre cas, l'avantage disponible, diminué d'éventuels frais annexes, permet de ne pas comptabiliser de dettes lors de la modification du contrat.

Exemple 1 :

Une entreprise finance un plan dont les actifs actuels sont de 1 800 et les dettes de 1 500. Elle dispose d'un surplus de 300 qui figurait à l'actif (IAS 19 58.). Les modifications du plan (par exemple l'accroissement de la couverture de 80 % à 90 %) lui imposent une charge complémentaire de 350.

Pas de clause de restitution : les 350 réclamés ne sont pas récupérables et figurent en dettes.

 

Pertes de l'exercice

350

 

 

Dettes

 

350

 

Puis, lors du versement des 350 :

 

Dettes

350

 

 

Trésorerie

 

350

 

 

Dans la mesure où les excédents du plan reviennent à l'entreprise (immédiatement ou non), ce versement complémentaire porte le surplus à 650, somme qui doit être remboursée. De ce fait, aucune dette n'est constatée.

 

Actifs du plan

350

 

 

Trésorerie

 

350

 

 

2 - L'entreprise peut avoir un droit à réduire ses futures contributions (par exemple en cas de surplus). Elle doit alors calculer la valeur actuelle

Elle doit alors calculer la valeur actuelle

des réductions futures (sur les mêmes bases que celle du plan initial), ceci constituant un profit de l'exercice.

Exemple 2 :

Une entreprise contribue à un régime à prestations définies dont la valeur actuelle des actifs est de 2 400 et les obligations qui lui incombent de 2 000. De ce fait, elle n'a pas de dettes (IAS 19 54.).

Elle doit encore verser 10 échéances annuelles de 200 et leur valeur actuelle, au taux de 6 %, est de 1 472. Compte tenu de l'excédent d'actif, elle aura droit à une réduction de 50 sur chacune de ses 10 prochaines contributions. La valeur actuelle des versements de 150 (200 - 50) est de 1 104 (calculée également au taux de 6 %). La valeur actuelle de la réduction future est de 1 472 - 1 104 = 368.

Selon l'IAS 19 58.a.(ii) et l'interprétation IFRIC, elle constate un actif du plus faible (2 400 - 2 000 = 400 et 1 472 - 1 104 = 368) :

 

Actifs du plan

368

 

 

Profits de l'exercice

 

368

 

Ce profit est ensuite réparti au long des années de vie du plan (ici 10 ans).

Remarque : l'interprétation comporte également des dispositions et des exemples pour des situations mixtes que nous ne jugeons pas utile de commenter.

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS D'INTERPRETATION IFRIC
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 11:37

IFRIC D20 - Publication du projet final relatif aux programmes de fidélité de la clientèle

L'IFRIC a publié un projet en septembre 2006 dont les commentaires devaient parvenir avant le 6 novembre 2006.

Un projet final vient d'être publié que nous tentons de commenter.

Projet final :

 Selon le consensus il convient d'appliquer le paragraphe13 de l'IAS 18 :

IDENTIFICATION DE LA TRANSACTION

Les critères de comptabilisation de la présente Norme sont en général appliqués séparément à chaque transaction. Toutefois, dans certaines circonstances, il est nécessaire d’appliquer les critères de comptabilisation aux éléments séparément identifiables d’une transaction unique afin de refléter la substance de cette transaction. Par exemple, lorsque le prix de vente d’un produit comprend un montant identifiable au titre de services ultérieurs, ce montant est différé et comptabilisé en produits des activités ordinaires sur la période au cours de laquelle le service sera exécuté. À l’inverse, les critères de comptabilisation sont appliqués à deux ou plusieurs transactions regroupées lorsque celles-ci sont liées de telle façon que leur incidence commerciale ne peut en être comprise sans faire référence à l’ensemble des transactions considérées comme un tout. Par exemple, une entreprise peut vendre des biens et, dans le même temps, conclure un accord distinct visant à racheter ces biens à une date ultérieure, niant de la sorte l’effet réel de cette transaction; dans ce cas, les deux transactions sont traitées conjointement.

Il faut donc enregistrer séparément le revenu provenant des programmes de fidélité des autres composantes de la vente (marchandises ou produits, services annexes).

Les avantages futurs doivent être évalués à leur juste valeur, c'est-à-dire au montant où il pourraient être vendus séparément (car il sont un composant du prix total). Si l'entreprise assume elle-même le poids de ses avantages (par exemple par une réduction sur un prochain achat ou un cadeau à cette occasion), elle enregistre le revenu lorsqu'ils sont supportés sur la base du rapport : avantages supportés / avantages à supporter prévus.

Exemple 1 :

Une entreprise vend 1 000 objets à 100 avec une réduction de 10 % sur le prochain achat à la période P1. En considérant que le délai est très court entre les deux actes d'achat, on peut estimer l'avantage à 10 par objet.

Les statistiques montrent que seulement 80 % des clients achèteront à nouveau et bénéficieront de cet avantage. Durant la période P2 elle revend 500 objets (prix inchangé) avec la réduction de 10 %.

Comptabilisation de la vente en P1 :

Trésorerie

100 000

 

 

Produits de l'exercice

 

90 000

 

Produits constatés d'avance

 

10 000

Comptabilisation des ventes de P2 :

Avantages accordés = 10 000 * 500 / 800 = 6 250

Prix encaissé = 100 * 90 % * 500 = 45 000

Produits constatés d'avance

6 250

 

Trésorerie

45 000

 

 

Produits de l'exercice

 

51 250

 

Parfois, l'avantage accordé aux clients est assumé par un tiers. L'entreprise doit alors définir si elle agit à titre principal ou non dans la promotion.

  • Si oui, elle comptabilise la valeur de l'avantage en produits d'avance et la réintroduit en produits de l'exercice en fonction de la réalité de ce qui est accordé.
  • Si non, elle comptabilise en revenus la part nette qui lui revient lorsque l'avantage est accordé au client.

 

Exemple 2 :

Reprenant l'exemple précédent, on considère que l'avantage de 10 par objet correspond à un cadeau que l'entreprise achète à un fournisseur et que celui-ci livre directement.

Dans ce cas, tous les objets A sont vendus 100 puisque le cadeau remplace la remise.

Elle agit ici à titre principal et doit comptabiliser l'ensemble ainsi :

Comptabilisation de la vente en P1 :

Trésorerie

100 000

 

 

Produits de l'exercice

 

90 000

 

Produits constatés d'avance

 

10 000

Comptabilisation des ventes de P2 :

Avantages accordés = 10 000 * 500 / 800 = 6 250

Prix encaissé = 100 * 90 % * 500 = 45 000

Paiement au fournisseur des 500 cadeaux accordés :

Achats

 

5 000

 

 

Fournisseurs

 

5 000

Comptabilisation des 500 ventes :

Produits constatés d'avance

6 250

 

Trésorerie

50 000

 

 

Ventes

 

56 250

 

Exemple 3 :

Dans l'exemple précédent, l'entreprise A accorde un avantage de 10 % pour tout achat d'un produit de B (également à 100 par objet). Dans la convention entre A et B il est prévu que A encaisse 2 par objet B réellement vendu.

Dans ce cas, tous les objets A sont vendus 100 puisque le cadeau remplace la remise.

Comptabilisation de la vente en P1 :

.Le montant des avantages accordés aux clients est toujours de 10 * 1 000 = 10 000

La rétrocession de B à A est de 2 * 1 000 = 2 000. C'est ce produit net qui est à comptabiliser.

Trésorerie

100 000

 

 

Produits de l'exercice

 

98 000

 

Produits constatés d'avance

 

2 000

Comptabilisation des ventes de P2 :

Avantages accordés = 10 000 * 500 / 800 = 6 250

Rétrocession de B à A = 2 * 500 / 800 = 1 250

Produits constatés d'avance

1 250

 

Trésorerie

50 000

 

 

Ventes

 

51 250

Par CHAUVEAU BERNARD - Publié dans : PROJETS D'INTERPRETATION IFRIC
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 20:00

IFRIC D20 - Projet relatif aux programmes de fidélité des clients

L'IFRIC a publié un projet en septembre 2006 dont les commentaires devaient parvenir avant le 6 novembre 2006.

Nous avions présenté les réflexions préliminaires dans un article de juin 2006. Nous résumons ici le contenu de ce projet ainsi que les réflexions de l'IFRIC après réception des commentaires.

Projet D20

Comment comptabiliser une opération de vente lorsqu'une entreprise accorde des avantages à ses clients sur une prochaine vente ?

Trois solutions sont envisageables (IFRIC Update de janvier 2007) :

  1. L'avantage promis peut être considéré comme un coût rattachable à l'opération de vente, comme toute autre opération de marketing. Mais l'IFRIC constate que les frais de marketing ne sont pas dépendants de la vente alorsque l'avantage futur fait partie intégrante de l'opération.
  2. L'opération de vente initiale doit être séparée entre le produit actuel (juste valeur de la vente initiale) et le produit futur (juste valeur de l'avantage futur accordé). C'est cette solution que le projet D20 retient et que l'IFRIC maintient après analyse des commentaires. Un exemple illustratif sera donné en fin d'article. Pour l'évaluation de la juste valeur de l'avantage accordé, il doit être tenu compte de tris facteurs : une éventuelle réduction accordée aux clients qui ne bénéficient pas de cet avantage futur, le taux d'avantages non utilisés et prescrits et le facteur temps (actualisation ders avantages probablement accordés).
  3. L'entreprise peut parfois déléguer la charge de l'avantage accordé à un tiers (moyennant finances… ). Il semble logique de retenir la solution (a) dans ce cas, dès le moment où l'engagement avec le tiers est pris.

 

Le projet ED retient, de manière générale la solution (b) de séparation de la vente et de l'avantage. L'allocation à l'avantage doit tenir compte de 3 facteurs :

  1. L'éventuelle réduction de prix accordée à des clients ne bénéficiant pas de cet avantage ;
  2. La proportion d'avantages qui devrait être prescrite, faute d'utilisation par les clients ;
  3. Le facteur temps (actualisation) en cohérence avec l'IAS 39.

Dans la mesure où le client dispose de plusieurs possibilités d'utilisation de l'avantage, chaque hypothèse est évaluée proportionnellement à sa fréquence.

Le produit de l'avantage est comptabilisé au résultat lorsque le client l'utilise où lorsqu'un tiers en assume la responsabilité selon le rapport : avantages échus / avantages totaux prévus.

Au vus des commentaires reçus, l'IFRIC devrait clarifier, entre autres points, la distinction entre charges de marketing (exclues de D20) et avantages accordés (visés par D20). Les charges de marketing sont destinées à vendre et sont indépendantes des résultats (ventes réelles) obtenus. Les avantages font partie intégrante de l'opération de vente (d'où sa décomposition comme pour un produit financier hybride).

 


 

Exemple 1

Un commerçant vend un produit 100 et propose une réduction de 10 sur le prochain achat. Le nombre de ventes concernées est de 1 000. Statistiquement, il semble probable que seulement 80 % seront réellement utilisés dans un an environ (par simplification de l'exemple). Le taux d'actualisation est de 6 % (taux normal du marché).

Le nombre d'avantages probables est de 1 000 * 80 % = 800 et sont coût future de 10 * 800 = 8 000. La juste valeur actuelle est de 8 000/1.06 = 7 544 (arrondi à 9.43 par avantage).

Les ventes se comptabilisent de la façon suivantes :

Clients ou trésorerie

100 000

 

 

Ventes

 

92 456

 

Produits constatés d'avance

 

7 544

L'année suivante, lorsque les 800 clients achètent un nouveau produit (prix supposé inchangé), l'écart entre le montant de la vente (100) la somme versée par le client (100 - 10 = 90) et le montant du produit constaté d'avance (9.43) représente les intérêts de la dette (100 - 90 -9.43 = 0.57).

Clients ou trésorerie

72 000

 

Produits constatés d'avance

7 544

 

Charges financières

456

 

 

Ventes

 

80 000

 Exemple 2

Si, après cette campagne d'avantages, le prix du produit est ramené à 98 par une remise accordée à tous les clients, l'avantage futur est de 98 - 90 = 8 soit 8 /1.06 = 7.55. L'écriture de vente est alors :

Clients ou trésorerie

100 000

 

 

Ventes

 

93 960

 

Produits constatés d'avance

 

6 040

Et un an après :

Clients ou trésorerie

72 000

 

Produits constatés d'avance

6 040

 

Charges financières

360

 

 

Ventes

 

78 400

Exemple 3

Si l'avantage consiste à cumuler des points qui permettent d'obtenir des cadeaux attribués, sur demande, par une entreprise tiers, on peut supposer (par simplification) que l'engagement du vendeur est concomitant à la vente on aura alors un avantage de 10 (pas d'actualisation puisque l'engagement est immédiat) et l'écriture suivante :

Clients ou trésorerie

100 000

 

 

Ventes

 

90 000

 

Dettes (envers le tiers)

 

10 000

 

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Dimanche 18 juin 2006 7 18 /06 /Juin /2006 10:10

L'IFRIC avait envisagé d'émettre une interprétation sur le rôle joué les obligations contractuelles ou économiques dans la classification des instruments financiers (dettes ou capitaux propres). Elle y a renoncé en mars 2006, trouvant que les règles édictées par l'IAS 32 étaient suffisantes.

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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 18:59

Dans son UPDATE de mai, l'IFRIC expose ses réflexions sur la comptabilisation des "points de fidélité" accordés à des clients (Système Maximiles par exemple).

  • Une première conception consisterait à comptabiliser normalement la vente et à estimer séparément la valeur des points attribués qui seraient inscrits en dettes (plutôt en "provisions" compte tenu de l'incertitude sur la date).
  • Une seconde possibilité, qui semble avoir la préférence de l'IFRIC, consiste à séparer le montant que paie le client en une partie de vente de l'exercice et, pour la valeur des points, en un "produit constaté d'avance". Cette seconde conception serait jugée meilleure que la première car elle permettrait de relier le coût (les points) au revenus concernés (une opération future). Par contre elle présente plus de difficultés à être mise en pratique.
Exemple :

Vente en N1 pour 1 000 et attribution de points donnant droit à une réduction de 20 sur le prochain achat effectué pour 1 000 - 20 = 980 en N2.

SOLUTION 1

  • Elle consiste à comptabiliser en N1 une vente de 1 000 et une provision de 20

Trésorerie

 

1 000

 

 

Ventes

 

1 000

Charges (dotations)

20

 

 

Provisions (dettes)

 

20

  • Et N2 une vente de 980 compte tenu de la baisse de prix de 20 et sa compensation par la provision de l'exercice précédent : 

Trésorerie

 

980

 

 

Ventes

 

980

puis

Provisions (dettes)

20

 

 

Reprise sur prov.

 

20

SOLUTION 2

  • Elle consiste à éclater le montant reçu en vente de l'exercice et produit en N1

Trésorerie

 

1 000

 

 

Ventes

 

980

 

Prod. const. d'avanc

 

20

  • Puis à comptabiliser une vente normale en N2 dont le flux de trésorerie est réduit

Trésorerie

 

980

 

Prod. const. d'avanc

20

 

 

Ventes

 

1 000

 

Commentaires : la première solution est fortement criticable car le poids des points (la charge) est rattachée à la seconde vente alors que son attribution se rapporte à la première. Dans la seconde conception, la première vente apparaît sous ses deux aspects (une vente ferme et un droit futur). Ce n'est en effet pas la seconde vente qui justifie la baisse de prix, mais la première.

A noter que la différence est notable quant à la définion du chiffre d'affaires ("Revenues") des deux années et de la charge constatée. Pour justifier la seconde solution, on peut remarquer qu'elle est conforme à l'IAS 18 qui prévoit que le produit ("Revenue" = produit généré par l'exploitation) se rattache à l'exercice ou la marchandises (ou le service) est délivrée : la baisse de prix concerne la vente de N2 car, si le client ne réachète pas, les 20 restent un produit ("Profit" plus exactement).

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